CONTACTEZ-MOI
Menu
ACCUEILPORTFOLIOSERVICESBLOGACTUSÀ PROPOSCONTACT
← Retour au blog Préparer le jour J d'une captation avec le régisseur - Davidéo

Captation de spectacle : comment préparer le jour J avec le régisseur

« On arrive à 19h, le spectacle commence à 20h30, ça ira ? » Non, ça ne va presque jamais. Une captation de spectacle vivant se joue en grande partie avant le jour J, et le premier interlocuteur qui décide de sa réussite n'est ni le metteur en scène ni moi : c'est le régisseur du lieu ou de la compagnie.

Je viens du son et de la lumière, donc je parle leur langue, et je sais ce qu'ils redoutent d'un vidéaste : un trépied dans l'allée de sécurité, une caméra qui bloque une entrée de jeu, un projecteur qui change au dernier moment. Voici comment je prépare un tournage avec eux, et ce qu'une compagnie peut faire pour me faciliter le travail.

Une semaine avant : fiche technique, plan de feu et conduite

Je demande trois documents au régisseur : la fiche technique du spectacle, le plan de feu et la conduite lumière et son. La fiche technique me dit où se trouvent les décors, les trappes, les éléments mobiles. Le plan de feu m'indique les zones sombres, les contre-jours, les changements d'ambiance qui vont piéger mes réglages d'exposition. La conduite me donne le rythme : je repère les noirs, les changements de décor et les moments forts où je veux un plan serré.

Avec ces trois documents, je peux décider de l'implantation, du nombre de caméras et des cadres à prévoir, sans improviser sur place. C'est aussi le moment de valider le nombre de places de public condamnées par mes positions : on n'enlève jamais un fauteuil sans prévenir la billetterie.

L'implantation caméra : trouver la place sans gêner personne

Une caméra de face au centre de la salle donne le plan large de référence. Elle doit être placée avec le régisseur, hors des dégagements, avec un câblage sécurisé et un balisage. Les plans serrés, eux, se prennent depuis les côtés ou la régie, à condition de ne pas bloquer un passage ou une entrée d'artiste. Je fais valider chaque position sur plan avant d'arriver, puis une dernière fois sur place avec le régisseur.

Je m'assure aussi des règles du lieu : interdiction de monter sur les gradins, zones réservées au public, éclairage de service pendant le spectacle. Respecter ces règles me fait gagner la confiance de l'équipe technique, et c'est elle qui m'ouvre les bonnes portes le soir même.

Le son : prendre la table ou enregistrer à part

Pour une captation de qualité, le son compte autant que l'image. Je demande systématiquement s'il est possible de récupérer une sortie de la console, un enregistrement multipiste ou au minimum une liaison stéréo propre. Cela évite de reconstruire le son à partir de micros d'ambiance. Si la compagnie utilise des micros HF, je me synchronise avec le régisseur son pour qu'on s'accorde sur les niveaux, et je note les éventuels bruits de plateau à surveiller.

Le jour J : arriver tôt, répéter, caler

J'arrive au minimum deux heures avant le début, trois pour une captation multicaméra. Le temps d'installer, de brancher, de caler la balance des blancs sous les lumières du spectacle et de vérifier chaque angle. Si une répétition ou une italienne est possible, je la filme en test : elle révèle les faux contre-jours, les passages sombres et les gestes que je dois anticiper.

Je fais un point de cinq minutes avec le régisseur avant l'ouverture des portes : confirmation des positions, du signal de départ, des sécurités. Pendant le spectacle, je reste invisible, sans lumière parasite ni écran allumé dans le champ du public.

Point de vue Davidéo

Pour moi, le régisseur est un partenaire, pas un obstacle. Quand je lui envoie mes besoins avec une semaine d'avance et que je respecte ses contraintes, la captation devient plus fluide pour tout le monde. Les compagnies qui me mettent en contact tôt avec leur régie gagnent en qualité d'image, en son, et en sérénité le soir du tournage.

En résumé : la checklist avant le tournage

Fiche technique, plan de feu et conduite reçus une semaine avant. Implantation validée sur plan avec le régisseur. Sortie son confirmée. Arrivée deux à trois heures avant le début. Répétition filmée si possible. Point final avant l'ouverture des portes. Ces cinq gestes évitent la plupart des mauvaises surprises que je rencontre sur le terrain.

Vous préparez une captation pour votre prochain spectacle en Occitanie ou ailleurs en France ? Parlons-en dès maintenant, on prépare le jour J ensemble avec votre régie.