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Retour au blog Réutiliser sa captation de spectacle en formats verticaux réseaux sociaux - Davidéo

Réutiliser sa captation de spectacle en formats verticaux pour les réseaux sociaux

Beaucoup de compagnies me demandent une captation ou un teaser, puis n'y touchent plus jusqu'à la prochaine tournée. C'est dommage, parce qu'une seule séance de captation contient largement de quoi nourrir Instagram, TikTok et Facebook pendant des mois. Le problème n'est pas le manque de matière : c'est que la vidéo livrée est pensée pour une programmatrice ou un programmateur ou un site web, en 16:9, alors que les réseaux sociaux vivent en vertical.

Je vais vous expliquer comment je découpe systématiquement une captation en formats courts et verticaux, ce qui change entre un extrait "qui marche" et un extrait qui passe inaperçu, et comment organiser cette réutilisation sans y passer des mois. C'est un travail que j'intègre de plus en plus souvent en complément de la captation ou du teaser, parce que la diffusion ne s'arrête pas au dossier artistique.

Pourquoi le 16:9 ne suffit plus

Un teaser ou une captation classique est cadré en 16:9 parce que c'est le format attendu par les programmatrices et programmateurs, les théâtres et YouTube. Mais sur Instagram Reels, TikTok ou les Stories Facebook, c'est le format 9:16 qui capte l'attention, et l'algorithme de ces plateformes favorise nettement les vidéos natives verticales par rapport aux formats recadrés à la va-vite avec des bandes noires. Une compagnie qui republie simplement son teaser 16:9 tel quel perd une grande partie de sa visibilité potentielle, quel que soit le talent des artistes sur scène.

Le recadrage vertical n'est donc pas un détail technique secondaire : c'est ce qui détermine si votre contenu sera réellement vu ou juste posté. Et un recadrage réussi demande d'anticiper dès le tournage, un plan large parfait en 16:9 peut devenir inutilisable en 9:16 s'il n'a pas été pensé pour ce recadrage.

Ce que j'extrais en priorité d'une captation

Sur une captation complète, je repère systématiquement trois types de plans qui fonctionnent bien en format court vertical : les gros plans sur le visage ou les mains de l'artiste au moment le plus intense du spectacle, les mouvements amples de danse ou de cirque qui remplissent naturellement le cadre vertical, et les réactions du public (rires, applaudissements, silences) qui créent une preuve sociale immédiate pour quelqu'un qui découvre votre travail sur son téléphone.

Je choisis rarement les mêmes extraits que ceux utilisés dans le teaser principal. L'objectif d'une capsule réseaux sociaux n'est pas de résumer le spectacle, mais de créer une accroche de 15 à 30 secondes qui donne envie de cliquer sur le lien en bio ou de suivre la page pour la suite. C'est une logique différente de celle d'un teaser de diffusion classique, et elle mérite un montage dédié plutôt qu'un simple copier-coller recadré.

Anticiper le vertical dès le tournage

C'est là que mon expérience de captation en multicaméra fait la différence. Sur les spectacles où je sais que la compagnie voudra du contenu réseaux sociaux, je positionne au moins une caméra en pensant au recadrage vertical dès le départ : cadrage plus serré, sujet centré, marge de sécurité en haut et en bas de l'image. Résultat, au montage, je n'ai pas à sacrifier la moitié du cadre ou à zoomer numériquement dans une image qui perd en qualité.

Cette anticipation évite aussi un écueil fréquent : les surtitres, décors ou éléments de mise en scène importants qui sortent du cadre une fois recadré en 9:16. Un plan large magnifique en 16:9 peut couper un danseur en deux en format vertical si personne n'y a pensé en amont.

Un rythme de publication réaliste pour une compagnie

Je sais que la plupart des compagnies n'ont ni le temps ni l'équipe pour poster tous les jours. Ma recommandation est réaliste : à partir d'une seule captation, je livre en général 4 à 6 capsules verticales, prêtes à poster, échelonnées sur plusieurs semaines autour des dates de représentation. Une capsule avant la première pour créer l'attente, deux ou trois pendant la tournée pour capitaliser sur le bouche-à-oreille, et une ou deux en réutilisation plus tard, par exemple pour candidater à un festival ou relancer une programmation l'année suivante.

Cette matière a une durée de vie bien plus longue qu'on ne le pense. Un extrait vertical bien choisi reste pertinent deux ou trois ans après le tournage, tant que le spectacle est encore joué ou que la compagnie s'en sert dans son dossier de présentation.

Point de vue Davidéo

Une captation ne devrait jamais finir sa vie dans un dossier Google Drive. Je pense chaque tournage comme un gisement de contenu : le teaser pour les programmatrices et programmateurs, la captation intégrale pour les archives, et une série de capsules verticales pour faire vivre la communication de la compagnie toute l'année, sans budget supplémentaire de tournage.

Vous avez une captation qui dort sur un disque dur et vous voulez en tirer du contenu pour vos réseaux ? Parlons-en.